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C UNE MANIER DETRE TRISTE MM KNA ON EST HEUREUX
UNE MANIER DETRE TJR SEUL MM KNA ON EST 2
UN FACON DE VIVRE DE VOIR LA VIE LUNIVERS
UNE FACON DE COMPRENDRE ET FINALMEN UN FACON DE VOIR LE BONHEUR
CAR KAN ON LAPRIVOISE IL DEVIEN BEAU ET NOUS FAI BRILLER
Le mot spleen à pour origine grecque splën et signifie "rate" en anglais.
En France, le spleen représente un état mélancolique sans cause définie. Ce terme fut popularisé par le poète Charles Baudelaire (1821 - 1867) mais il fut utilisé précédemment, par des écrivains du Romantisme durant le XVIIIe siècle (courant alors développé essentiellement en Allemagne et en Grande-Bretagne). La relation entre spleen et mélancolie provient de la médecine et du concept des humeurs. Une de ces humeurs est la bile noire sécrétée par la rate et associée a la mélancolie. Il caractérise une sorte de mélancolie et d'angoisse vague, qui provoque le dégoût de vivre.
Chez Baudelaire, le spleen devient une des composantes essentielles de l'angoisse d'exister.
- Dans la section des Fleurs du mal, intitulée "Spleen et Idéal", il prend une place centrale et constitue le mal auquel est confronté le poète qui tente de lui opposer le contrepoison de l'Idéal, représenté par exemple par l'amour idéalisé ou la quête de la Beauté.
- Dans le poème intitulé "Spleen", composé de cinq quatrains en alexandrins, est décrit cet état spécifique qui définit, selon Baudelaire, la condition humaine.
SPLEEN
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
-Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Baudelaire, Les fleurs du mal LXXVIII.